Arts & Culture (25)

C’était en octobre 2014 lors de la foire de Francfort que nous vous l’annoncions : des enchères sur les droits d’auteurs pour la région d’Amérique du nord d’une romancière camerounaise, jusque-là inconnue du monde littéraire, avaient été levées jusqu’au montant d’un minimum d’1 million de dollars par l’agent de la célèbre maison d’édition américaine Random House, Susan Golomb, pour le premier roman d’Imbolo Mbue, « The Longings of Jende Jonga ». Une somme record pour un auteur n’ayant jamais été publié, auteure de surcroit africaine. Notons que les cachets les plus élevés pour les premiers romans sont habituellement de l’ordre de 100 mille dollars. Les passionnés de lecture, blogueurs et journalistes, y compris Afrolivresque, se sont alors lancés dans une chasse au trésor afin de découvrir qui était cette perle rare que tous les grands du monde de l’édition souhaitent avoir dans leurs catalogues. Mais la tâche s’est avérée difficile, vue que Imbolo Mbue n’était présente nulle part sur internet, sur aucun réseau social ou sur un blog. Personne ne pouvait mettre un visage sur ce nom et le mystère autour de sa personne rendait la recherche encore plus intéressante, bien qu’en 2014, le magazine « The Threepenny Review » publia sa nouvelle intitulée « Emke ». Les lecteurs ont pu ainsi découvrir quelques mots de la mystérieuse dame. Cette incroyable « succes story » a connu un tournant majeur lorsque le « Hollywood Reporter » a annoncé en mai dernier que le département Tri Star de Sony, aurait acquis les droits audiovisuels du roman. Roman cover Imbolo MbueCette semaine, le « Wall street Journal » a enfin dévoilé le visage de nouvelle star mondiale de la littérature. L’attente en valait la peine. C’est le visage d’une femme éblouissante, que l’œil aguerri du photographe Kiriko Sano a pu capter et nous offrir. Le port de tête altier, le regard curieux comme tourné vers l’avenir, la crinière de lionne aux cheveux naturels, Imbolo Mbue ne laisse certainement pas indifférent et est fin prête pour nous présenter son roman tant attendu « Behold the Dreamers ». Le titre « The Longings of Jende Jonga » a été modifié par l’éditeur qui a estimé que le titre « Behold the Dreamers » serait mieux adapté au roman. Sa sortie prévue pour le 15 mars 2016 a été reportée au 23 août de la même année, mais il est déjà en précommande sur Amazon et chez Barnes & Noble. Au-delà du titre, la couverture du roman tant attendu invite avec subtilité le futur lecteur à rentrer dans l’univers du livre, sans toutefois dévoiler son intrigue dès le premier regard. Quand on s’y penche avec un peu plus d’attention, on remarque que les polices d’écriture utilisées, tant pour le titre que pour le nom de l’auteure, rappellent des grafittis écrits à la main sans recherche particulière d’esthétique, comme ceux que l’on voit sur les murs des grandes villes occidentales, où l’accent est mis sur le contenu et non sur l’esthétique, et qui, dans la plupart des cas, expriment une opinion politique. L’on devine aussi sans ambiguïté que la scène se passe à New York, avec les représentations de monuments connus tels que la Statue de la liberté ou l’Empire State Building, le tout sur un fond de mosaïques multicolores qui pourraient peut-être symboliser la rencontre de personnages issus de mondes différents (?). Nous le découvrirons certainement dans le roman. De quoi est -il donc question dans ce roman ? Les prémices de l’histoire ont déjà été révélées par Random House sur son site internet . Seule la version en anglais est disponible pour l’instant. « Behold the Dreamers » raconte la vie de Jende Jonga, un camerounais vivant à Harlem avec son épouse Neni, et leur fils de 6 ans. Jende Jonga est le chauffeur de Clark Edwards, un manager de la banque Lehman Brothers. Leurs vies prendront des chemins inattendus suite à la crise financière de 2007. Jende Jonga, a Cameroonian immigrant living in Harlem, has come to the United States to provide a better life for himself, his wife, Neni, and their six-year-old son. In the fall of 2007, Jende can hardly believe his luck when he lands a job as a chauffeur for Clark Edwards, a senior executive at Lehman Brothers. Clark demands punctuality, discretion, and loyalty—and Jende is eager to please. Clark’s wife, Cindy, even offers Neni temporary work at their summer home in the Hamptons. With these opportunities, Jende and Neni can at last gain a foothold in America and imagine a brighter future. However, the world of great power and privilege conceals troubling secrets, and soon Jende and Neni notice cracks in their employers’ facades. Then the financial world is rocked by the collapse of Lehman Brothers. Desperate to keep Jende’s job, which grows more tenuous by the day, the Jongas try to protect the Edwardses from certain truths, even as their own marriage threatens to fall apart. As all four lives are dramatically upended, Jende and Neni are forced to make an impossible choice. La sortie de « Behold the Dreamers » est très attendue dans le milieu littéraire international et tout le monde voudrait découvrir ce livre pour savoir si le deal en valait la peine. Afrolivresque a tout aussi hâte de le lire et vous tiendra bien sûr au courant de son actualité. À propos D’Imbolo Mbue : Imbolo Mbue est originaire de Limbe, au Cameroun. Elle est titulaire d’un Bachelor of Science de l’Université Rutgers et d’une maîtrise de l’Université de Columbia. Elle réside depuis une dizaine d’années à New York avec son mari et ses enfants. Crédit photo Kiriko Sano

Démarrée le 27mars 2015, la 3e édition du FICIB s`achèvera le 04 mars. Durant cette période, plus qu`aux deux précédentes éditions, le comité d`organisation présidé par Alvine Kouambo, a sélectionné un éventail de films éducatifs, captivants et attrayants pour nourrir les yeux des cinéphiles de Bafoussam.

                          

 

Parmi les 16 films en compétition, l`on peut compter 05 longs métrages, 07 courts métrages et 04 documentaires. Les films ci-après figurent sur la liste des longs métrages :

-Les vrais vaux amis, un film burkinabé de 26 min, du réalisateur S. Bernard Yameogo

-Damaru, un film camerounais de 23min, réalisé par Agbor Obed Agbor-

- The imprudence, film USA de 11min52s par Jonghee Kim

- Fisken (The Fish), film suisse de 15min, du réalisateur Carl Svensson

- L`arrangement, film camerounais de 07min, d’Yves Bertin Djime

- Mo`okepon (l`enfant sorcier) : ce film camerounais était déjà en compétition a la première édition du festival de KOMANE a Dschang, 22min, réalisée par Sandrine Ngueffo

- Et Surdiplômé, un film béninois de 12min 30s de Samuel Fagbedji.

Ensuite, dans la catégorie des courts métrages, ont figuré : Toodep, un film camerounais de 1h38 min, réalisé par Nkuh Paul Samba ; Inside bottle, film camerounais de durée 52min, une réalisation de Bouna guazong ; Le Choix, un film Burkinabès de 1h 42min, réalisé par prince Ogoudjabi ; et Crédit scolaire, un film tchadien, de durée 1h12min, du réalisateur Richardon Younoudjim Ngaltan.

Et enfin dans le panier des documentaires. Rappelons que tous étaient des documentaires camerounais en l`occurrence : Couple de vie, couple de mort, 26min, par Agnès Yougang ; Africa dream, 52min, par Gervais Djimeli Lekpa ; La marmite de l`accoucheuse, 52min, par Roger Nankap.

En outre, aucun documentaire n`était hors compétition. Pas de film étranger hors course. Seuls les films camerounais. Parmi lesquels, d`une part les longs métrages suivant : Incorruptible, un film camerounais de duree32min, du realisateur Hyppolite Wato ; Le Médaillon, 1h15min, de Henri Fotso ; Au Bord de la tentation, 1h20min, de Ruben Ngounou ; Le prix du mal, 1h45min, de Suzane Ndongue.

Et d`autre part les courts métrages ci-après : Maïeuticien driver, 16 min, réalisé par Ymoludjo ; Voici comment tout bascule, 16min, par Elvis Noulem ; Le Contrat, 08min, par Francis Kengne ; Le Revers, 13min, par Ghislain Towa ; Vacanciers au village, 23min, par Elvis Boupda ; Amour aveugle, 06 min, par Chantal Youdom ; Derrière les lunettes, 04min, par Michel Kuate.

Le plus court film du festival notamment L`union fait la force, réalisé par Notable Nzobo, sur une laps de 03 min.

Malgré cette kyrielle de films, la présidente du festival, dans un entretien avec l`équipe de FOCACOM, déplore la réticence des sponsors. En dehors du Minac qui, a inscrit le FICIB dans son agenda, aucun partenaire concret, pour un festival qui offre gratuitement des projections au public, et de façon itinérante sur les carrefours et lieux publics. Elle rappelle aussi que le fait que la Maison de parti RDPC, ait abrité le village du festival, n`enlève rien au caractère indépendant de ce festival. Il demeure un festival laïc et apolitique. Le comité d`organisation, vue que la première édition a été un peu excentré à l`entrée de la ville, quand le village était établi au Palais impérial de Bafoussam, a voulu un cadre plus au cœur de la ville. Mme Alvine Kouambo confesse enfin qu`au regard des difficultés et de la philosophie du projet, après cinq éditions, le FICIB deviendra biennal. Les distinctions, il y en aura pour les plus méritants. En l’occurrence la Silhouette d’or de la meilleur Fiction ; La Silhouette d’or du meilleur Court Métrage ; La Silhouette d’or du meilleur documentaire ; La Silhouette d’or de la meilleure animation ; La Silhouette d’or de l’Interprétation Féminine ; La Silhouette d’or de la meilleure interprétation masculine ; Le prix spécial du Jury et surtout La Silhouette d’or du Public.

Vivement que le comité d`organisation ne sèvre pas précocement les cinéphiles de l`Ouest de ce Festival, l`on s`est bien comment les festivals camerounais savent jouer les feux de paille. Cette équipe organisationnelle est constituée ainsi que suit:

*Présidence du Festival : Mme Alvine KOUAMBO

*Secrétariat Permanent : Mme Marie Florence KADJI

*Secrétariat Administratif et Financier : M. Raphael NGOUMKWA Mme Elise TCHOUPOU

*Direction Technique et Artistique : M. Chartel Franklin NOUBISSI M. Stéphane TAGATSING M. Russel FOUADIEN

*Direction de la Communication et des Relations publiques : Coordination Générale : M. Jean Vincent TCHIENEHOM

*Régie Générale : M. Maurice NGNINTEDEM

*Conseillers Techniques : S.M. Guillaume NEGOU TELLA M. Jean Vincent TCHIENEHOM M. Félicien NOUWE,

                              

                                         Maurice de Temdemnou II, à Bafoussam

 

Beihang University au cœur de la révolution de l’oralité

Beihang University au cœur de la révolution de l’oralité

Du 17 au 26 juillet 2014, Le Département de Rhétorique de la Faculté des Lettres de Beihang University (Pekin) et le World Debate Institute ont organisé à l’Université de Beihang la deuxième édition du Beihang World Debate Academy.

Sous la houlette du Pr. Elisabeth (chef dudit département) et du Dr. Alfred Snider, directeur du World Debate Institute (WDI), plus d’une centaine d’étudiants et élèves majoritairement chinois et en provenance des pays comme la Slovénie, le Kazakhistan ont été formés dans une méthode pédagogique pratique et compétitive à l’oralité moderne.

Le Pr. Elisabeth (Xuguohong) Le Pr. Elisabeth (Xuguohong) fait partie de la crème des enseignants d’université qui saisissent le rôle on ne peut plus capital que joue l’oralité moderne (pédagogie pratique et compétitive) dans la maîtrise de la langue, l’acquisition d’une langue étrangère, l’éducation des apprenants, leur compétitivité sur le marché de l’emploi et la valorisation de l’image des universités lors de grandes compétitions internationales telles que le WSDC, WUDC, WUDC, WUDC French ou encore le WDCO, WDO, WDI etc.
Préoccupée par l’avenir de l’oralité en Chine, soucieuse de percer les mystères de l’oralité moderne, elle sera accueillie comme « visiting scholar » au temple de l’oralité moderne des Etats-Unis, l’Université de Vermont, qui accueille chaque année les meilleurs professeurs en art oratoire et débat structuré de par le monde.
Reparti en trois catégories (débutants, intermédiaires, avancés), dispensé à 100% dans la langue de Shakespeare, le programme BWDA 2014 comprenait les modules ci-après: Techniques de prise de parole en publique, Le Format de Débat Universitaire Mondial, argumentation, réfutation, les jeux de rôles (Gouvernement 1&2, Opposition 1&2), les points d’information etc. Ces enseignements principaux ont été accompagnées d’enseignements « électifs » tels : art oratoire et philosophie, art oratoire & psychologie, le contrat social, débattre sur l’Afrique dans la postcolonie etc.

L’Europe de l’Est en tête de liste au BWDA 2014

L’Europe de l’Est en tête de liste au BWDA 2014

Une fois les enseignements théoriques, participatifs et pratiques achevés le mercredi 24 juillet, la période du 25-26 juillet ont été consacrée au championnat, qui a connu dans les préliminaires la domination écrasante de l’équipe slovaque, le duo (INSEBAYEVA & ISSAGALI) avec 15 points et un total cumulé de notes égale à 771 points. Par ailleurs, dans la phase finale, on note une florescence des équipes du Kazakhstan.

Dans les phases pédagogiques, les motions ci-après ont été débattues :

DEMO-DEBATE: THW TELEVISE EXECUTIONS.

PRACTICE DEBATES:

- This House would support “Tiger Parenting.” (Tiger Parenting is strict, demanding and pushes children to high levels of achievement.) PRACTICE 1

- THBT ZOOS SHOULD BE CLOSED. PRACTICE 2

- THBT PROSTITUTION SHOULD BE LEGALIZED PRACTICE 3 - THW legalize the sale and purchase of human organs PRACTICE 4

- THW ban companies from advertising their products in a sexualized manner PRACTICE 5

- THBT THE GOVERNMENT SHOULD PROVIDE EVERY CITIZEN WITH FREE INTERNET ACCESS. PRACTICE 6

- THBT digital communication is more important to humanity than face-to-face contact. PRACTICE 7

La phase finale qui s’est achevée la journée du 25 (quart de finale, demi-finale, finale) a connu le l’affrontement des équipes ci-après : Equipe 36 KAMILA & TED (OG), Equipe 08 DING SHAOJUN & XIE JUNYAN (CG), Equipe 19 BAITURSINOV & TAILAKOV (OO) , Equipe 14 YIFAN ZHOU & JUNLUM XIAO (CO).

Voici quelles ont été les motions durant le tournoi:

TOURNAMENT:

- THBT PARENTS SHOULD NOT BE ALLOWED TO BEAT THEIR CHILDREN. RD 1

- THW close all "after-school" cram schools RD 2

- THW abolish all restrictions on immigration between Hong Kong and Mainland China RD 3

- THW require all Internet users to use their real names. RD 4

- TH supports the deployment, throughout the Police Force, of robot police/C.O.P.s. RD 5

ELIM DEBATES:

* QUARTERFINAL - THBT WESTERN NATIONS SHOULD PAY REPARATIONS TO CHINA FOR CRIMES COMMITTED DURING THE OPIUM WARS OF THE 19TH CENTURY

* SEMIFINAL - THBT NATIONALISM IS A VIRTUE

* FINAL - THBT EARTH SHOULD NOT MAKE CONTACT WITH EXTRATERRESTRIAL INTELLIGENCE IN THE NEAR FUTURE.

Un panel de formateurs venus des quatre coins du monde

L’Europe de l’Est en tête de liste au BWDA 2014

Pour réaliser ce genre de formation pratique de manière efficiente, le World Debate Institute a fait appel à plus d’une dizaine spécialistes en oralité de part le monde, parmi lesquels Marius Yannick Binyou-Bi-Homb, directeur exécutif de la Cameroon Debate Association (2009-2014) et président en exercice du RIPAO (Réseau International pour la promotion de l’art oratoire dans les pays ACP). D’où le profil des formateurs principaux ci-après :

Alfred Snider - USA Professor, University of Vermont, USA. Debate training in 43+ countries, CA at USU 2012, WUDC breaking judge , CA at many tournaments, 10 years Director of operations for world’s largest tournament USA high school nationals 7000+ people. Published author of numerous debate texts.

Bojana Skrt - Slovenia Director of ZIP Slovenia national debate program. Coached teams to World Finals, coached several World School titles, Director of International Debate Academy.

Ratib Ali - Bangladesh BRAC University, Bangladesh World Champion ESL Debater, Phd student of Economics at Boston College (USA)

Zheng Bo - China’s original debate mastermind, WUDC breaking judge, Beihang World Debate Academy 2013, Faculty International Debate Academy, CA China Round Robin 2014

Amanda Frank - Kazakhstan Professor, Nazarbayev University, Kazakhstan Faculty at International Debate Academy, World Schools Debate Academy, champion debater for Vermont

Gina Iberri - Shea-USA professor, US Air Force Academy, Faculty at International Debate Academy, USU 2014 DCA, USU 2012 Final round judge

Steve Johnson - USA Professor at University of Alaska, Successful international coach, former president of Worlds Council, Convener of USU 2015, published author of debate texts

Peter Mesarec - Slovenia Tab room master, has run dozens of tournaments, 10+years Faculty at International Debate Academy. Expertise in internet.

Arlan Narvaez - Venezuela Professor, Universidad Central de Venezuela. Coached teams to World Finals, CA at Pan-Americans 2014, Faculty at International Debate Academy, expertise in economics.

Jernej Podgornik - Slovenia Faculty at Beihang World Debate Academy 2013, World Schools Debate Academy, leading European school coach, expertise in philosophy.

Marius Yannick Binyou-Bi-Homb - Cameroon, studies at University Senghor Egypt, Cameroon Debate Association, Faculty at Cameroon Debate Academy, President of RIPAO, Africa-wide debate organizer, expertise in Arts & Culture.

Russ Taylor - Grand Final Judge of 1st China BP, China Open 2014, excellent trainer from Northeast Normal University.

Des projets de partenariat prometteurs pour l’Afrique

L’Europe de l’Est en tête de liste au BWDA 2014

Dans le cadre de son projet d’ouvrage Art oratoire et Développement, le RIPAO, par l’entremise de son président, a pu accrocher l’intérêt du Directeur du World Debate Institute.

Le Dr. Alfred Snider a par ailleurs tenu à ce que l’Afrique soit davantage représentée à ce rendez-vous du donner et du recevoir par l’une de voix africaines de l’oralité moderne. « Ce n’est qu’un début, a-t-il martelé, le monde est très petit et les tâches à accomplir beaucoup plus nombreuses ».

L’excellent leadership joué en Afrique par Ghana Debate Association et son directeur, Christian Lebrecht Hesse, a fortement marqué Alfred Snider. Son dynamisme s’inscrit dans le sillage de l’accueil de la 8ème édition des Championnats Africains Universitaires de l’Oralité. Ils se tiendront au Ghana, tout juste après l’Afrique du Sud (2014) en décembre 2015.

La majorité des formateurs anglais, américains, chinois, slovaques, australiens, vénézuéliens et bangladais présents, ont témoigné de ce qu’ils seront tous heureux de venir en Afrique, particulièrement au Cameroun, pour relever le défi des académies de l’oralité moderne. Ceci permettra de redynamiser la Cameroon Debate Academy et d’en mettre sur pied d’autres, pourquoi pas la Dschang World Debate Academy ?

L'arbre incroyable aux 40 espèces de fruits

Écrit par  |  dimanche, 03 août 2014 08:09  |  Publié dans Arts & Culture

L'arbre incroyable aux 40 espèces de fruits

L'arbre incroyable aux 40 espèces de fruits À New-York, un arbre hors normes est capable de produire 40 espèces de fruits différents par an.

Cela peut paraître insensé, mais Sam Van Aken, un professeur d'art à l'Université de Syrakuse de New-York a créé un arbre extraordinaire. Après avoir racheté un verger en 2008, cet américain qui a grandi dans une ferme en Pennsylvanie, a eu l'idée farfelue de donner naissance à un arbre regroupant de nombreuses variétés de fruits. Il a ainsi commencé à en greffer sur une racine d'arbre, avant de laisser sa création se développer pendant deux ans. Une fois développé, Sam Van Aken a "injecté" de nouvelles espèces dans les bourgeons du végétal. Il a entretenu son œuvre durant 5 années pour parvenir à créer le fameux arbre aux 40 espèces de fruits.

Le résultat est assez extraordinaire. Tout au long de l'année, l'arbre passe inaperçu mais dès que débute sa période de floraison, il se révèle. Au début du printemps, de multiples couleurs différentes fleurissent sur ses branches, donnant naissance à de nombreux fruits en été. En plus de l'aspect inédit de son opération, Sam Van Aken et ses 16 arbres hybrides permettent de préserver des espèces de fruits en voie de disparition.

Le département d’Etudes africaines à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Dschang vient de créer quatre Masters obéissant au parcours « recherche ». La filière la plus nouvelle est « Afrique et mondialisation ». Les cours ont démarré le 03 février 2014, pour le compte de l’année universitaire 2013-2014. Le chef de département parle du contexte de création de ces nouveaux programmes. Il insiste sur ce parcours nouveau, « Afrique et mondialisation ».

Quelle est la nouveauté dans les Masters que vous avez créés au département d’Etudes africaines de la Faculté des Lettres et Sciences humaines ?

La grande nouveauté, c’est surtout le Master en « Afrique et mondialisation ». Les autres se faisaient déjà sous la coordination du département des Langues étrangères appliquées, à savoir : Linguistique appliquée ; Linguistique et langues africaines ; Littératures et cultures africaines. Mais pour ces trois derniers, nous avons procédé à une délimitation des champs, en suivant les structures de la Licence.

Quels sont les objectifs poursuivis par ce Master en « Afrique et mondialisation » ?

Il s’agit de voir comment l’Afrique peut se développer dans un contexte globalisé. Les questions de développement aujourd’hui ne peuvent plus se penser sans que l’on ne pense à résoudre l’épineuse question du rapport avec le village planétaire.

En parcourant les programmes, on se rend compte que le Master est très transversal. On y aborde des questions d’ordre politique, économique, philosophique et culturel. En quoi est-ce que l’étudiant sera spécialiste à la fin de sa formation ?

C’est le développement de l’Afrique qui est au centre de ce Master. À la fin, les organisations gouvernementales, les chancelleries africaines, les multinationales africaines, les industries culturelles, les universités pourront absorber les étudiants que nous aurons formés. C’est pour cela que nous embrassons plusieurs thématiques.

Avez-vous les enseignants qu’il vous faut pour conduire ce Master à bon port et ce, jusqu’au Doctorat ?

Avant de lancer ce programme, nous avons d’abord regardé au niveau de l’Université de Dschang pour voir ce qu’on avait comme ressources. Donc, ce ne sont pas seulement les enseignants du département d’Etudes africaines qui vont y intervenir. Il y a ceux de la Faculté des Sciences juridiques et politiques, de la Faculté des Sciences économiques et de gestion et du département de Philosophie de la Faculté des Lettres et Sciences humaines qui vont dispenser des enseignements. Il n’y a aucune difficulté sur ce plan là.

Au dernier décompte, les quatre Masters n’ont enregistré qu’un total de 29 étudiants. Qu’est-ce qui peut expliquer ce sous-effectif qui n’est pas une nouveauté au département d’Etudes africaines ?

C’est une véritable curiosité. Parce qu’en Afrique, le département d’Études africaines devrait être au centre des études à l’université. Le Recteur de l’université de Dschang est bien conscient de cela. Le conseil d’université de 2013 a pris la résolution selon laquelle tous les étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences humaines seront obligés de suivre au moins un enseignement au département d’Etudes africaines. Il y a donc une nouvelle orientation, laquelle permettra de faire prendre conscience de l’importance d’un tel département. Je vous assure que d’ici quelques temps, il y aura beaucoup d’étudiants au département. Quand j’en ai pris la tête il y a un an, il y avait beaucoup moins d’étudiants que cela.

Qui a le profile pour s’inscrire à ces nouveaux Masters ?

Pour le moment, ce sont les étudiants de notre département qui ont achevé le cycle de la Licence. Ce sont aussi ceux qui viennent des langues étrangères appliquées.

Est-ce que vous accueillez des titulaires de la Licence en droit, sociologie, philosophie pour le Master en « Afrique et mondialisation » ?

Ce Master est particulièrement ouvert. C’est le seul qui leur soit accessible aux titulaires des Licences que vous évoquez. Mais ils devront suivre certains cours dont ils n’ont pas eu les fondamentaux au cycle Licence.

Quel est l’enjeu des études africaines dans un monde globalisé ?

Je crois qu’il y a un problème sérieux dans la mesure où les étudiants et leurs parents ne sont pas encore conscients de ce que représentent les études africaines. Avant de se lancer dans la mondialisation, il faut d’abord se connaître. Si non, on ne saurait y apporter quoi que ce soit. En plus, on ne peut pas se développer sans s’appuyer sur sa propre culture. Je crois que si les pays comme le Japon ou la Chine sont ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est parce qu’ils se sont d’abord appuyés sur leurs cultures. Les études africaines devraient être au centre de toutes les études en Afrique. N’oublions pas que les études et la recherche ont pour objectifs, de résoudre les problèmes qui se posent à l’Homme et à son environnement.

Propos recueillis par Hindrich ASSONGO

 

Patrimoine : Une source d’inspiration pour la création artistique

Écrit par  |  vendredi, 13 décembre 2013 17:40  |  Publié dans Arts & Culture

Une source d’inspiration pour la création artistique

La démonstration a été faite au cours d’une conférence organisée au Musée des civilisations de Dschang, le 06 décembre 2013.

Le patrimoine inspire les artistes dans leurs créations. D’un autre côté, les produits artistiques constituent un patrimoine. C’est la conclusion à laquelle les panélistes de la conférence du 06 décembre 2013 au Musée des civilisations de Dschang sont arrivés. Sous la modération du Dr Alain Cyr Pangop Kameni, Yakobou Tetang Nzokou et Fleurette Brigitte Nga Ondigui ont exposé sous le thème « Patrimoine et créativité ». La première est doctorante en histoire de l’art à l’université de Yaoundé I et spécialiste de l’écorce battue. Le second est enseignant à l’Institut de formation artistique de Mbalmayo, une école qu’il a dirigée de 1991 à 2004.

Les exposants circonscrivent d’abord les termes « patrimoine » et « créativité ». Pour Yakoubou Tetang Nzokou, le patrimoine est « l’ensemble des biens ou valeurs ou anthropogènes, matériels ou immatériels d’une communauté donnée, qu’ils soient hérités des ascendants ou non, réunis, conservés et transmis de génération en génération ». Quant à la créativité, il pense que c’est « l’action d’imaginer des solutions originales, innovantes et meilleures dans n’importe quel domaine ». Fleurette Brigitte Nga Ondigui propose la définition du Professeur Joseph Marie Essomba qui pense la créativité artistique comme étant « le point d’aboutissement, non pas d’une spéculation intellectuelle de l’artiste, mais d’une conduite essentiellement technique ». Bref, « la créativité, c’est insérer une touche traditionnelle dans ce qui est contemporain », souligne F.B.N.O.

Méthodes

Pour montrer en quoi le patrimoine pouvait inspirer la créativité, Yakoubou Tetang Nzokou s’est appuyé sur les activités menées avec l’Institut de formation artistique de Mbalmayo, notamment dans l’atelier consacré à la décoration. Dans cette école, dit-il, on part toujours du patrimoine pour fabriquer des objets. Pour cela, quatre méthodes existent. La méthode conçue par l’ITA consiste d’abord en l’analyse des motifs préexistants et  de la structure qui sert de source d’inspiration. Puis, on procède à la réduction ou à l’agrandissement et à l’étude des couleurs. C’est à partir de là que l’apprenant opère des variations pour finalement effectuer une composition personnelle. Une deuxième méthode dite du « CNDP » consiste à partir d’une image ou d’un objet de patrimoine. La troisième conçue par le Dr Pascal Kenfack consiste à analyser le thème de l’objet de patrimoine pour en déduire les sous-thèmes, ce qui engendre des signes. Ce sont ces derniers qui permettent au créateur de concevoir un objet original. Ici, l’orientation est peinture-sculpture.

Une méthode a particulièrement attiré l’attention du public présent dans la salle. C’est celle du Révérend Engelbert Mveng. Elle part du fait que « les créations africaines sont soutenues par l’abstraction et la synthèse ». Les étapes sont : l’objectif, le linéaire, l’objectif et la composition.

Pour sa démonstration, Fleurette Brigitte Nga Ondigui va d’abord noter que « le moderne n’est qu’une réinvention de la tradition ». Elle projette ensuite les œuvres du maitre-sculpteur Paul Tabou, lequel réside à Bandjoun. À partir de cette projection, l’historienne de l’art affirme que « la façon de nouer les étoffes atour des reins renvoie au souci d’esthétisation dans l’art ». Elle dit avoir découvert dans ses recherches que les œuvres de Pablo Picasso ont été en partie inspirées par un masque Fang.

Sauvegarde du patrimoine

Yakoubou Tetang Nzokou a aussi présenté l’importance de la créativité pour le patrimoine. Elle joue un rôle de  sauvegarde. Avec l’institut de Mbalmayo, ils sont allés dans les chefferies du Cameroun voir les objets sculptés, les filmer et apprendre auprès de leurs auteurs. Ce travail a abouti à l’écriture d’un livre qui sert désormais de manuel d’enseignement. 

Les panélistes ont insisté sur les conditions de création de l’artiste. Il doit, s’il veut être original, pratiquer l’abstinence, le jeun et se retirer dans un lieu bucolique. L’objectif est de trouver la concentration nécessaire pour rendre l’imagination fertile. Pour justifier leur point de vue, les orateurs soulignent que « dans l’Afrique traditionnelle, les artistes appartenaient à des confréries et donc s’isolaient pour créer ». D’où, en plus de l’originalité, le caractère mystique des objets fabriqués. 

Cette conférence était la deuxième de la série organisée à l’occasion de la semaine de l’anniversaire du Musée des civilisations de Dschang. À l’occasion de cet événement, une exposition-vente des œuvres patrimoniales et artistiques s’y tient depuis le 20 novembre 2013. Elle s’achève le 20 décembre de la même année.

Hindrich ASSONGO

 

Médiascopie : Le chemin de croix des personnels dans les radios FM de Yaoundé




    Écrit par HUGO BOSSOKEN

     

    Misères et servitudes des employés dans un système qui vogue entre le système D et le manque de publicité. Dans cet univers, les radios basées a la cité capitale ont un point commun, l'esclavagisme des promoteurs, qui refusent d'octroyer des salaires a leurs employés.  

     

    Radio Anaba

     

    Abritée dans une case de deux mètres carré, la radio d'Etoudi est le symbole de la galère ambiante de paysage audiovisuel du Cameroun (P A C).

     « Ici nous vivons dans la dèche totale pas de frais de reportage, n'en parlons plus de salaire et pour couronner le tout notre patron nous oblige de lui donner les retombés de nos descentes sur le terrain » 

    souligne Nicole Minyem (actuellement a Camnews Tv) du temps ou elle exerçait dans cet organe née de l'initiative d'un gendarme a la retraite actuellement. .Autre fait qui caractérise la situation conjoncturelle de cette radio c'est la vétusté de son matériel technique qui de temps en temps bénéficie d'une retouche de l'électronicien d'en face, sinon c'est le silence comme les auditeurs de la 97.0 ont coutume d'en consommer.

     

    Radio Cheik Aanta Diop 

     

    Créée en fin d'année 2011 par Eric Tayou Kamgué, la radio « 100% Afrique » s'est donné pour défi la valorisation de la culture de notre continent. Elle fait la joie de Certains auditeurs qui ont des rancoeurs envers la peau blanche. Contrairement a radio Anaba, Cheik anta diop est organisé et bien structuré avec Agnès Sinfo qui fait office de chef de chaine, elle est secondé dans cette tache pas Elvis Nyamsi qui est le chef du département technique. Si ces deux cadres ont un pécule, c'est uniquement à la faveur de la tache qu'ils remplissent et de leur poste. Les autres, présentateurs de programme et journalistes de la rédaction,  sont traités comme des commerciaux, au regard des dispositions de leur contrat : « Le journaliste s'engage a mettre gratuitement à la radio ses compétences a travers la collecte d'information via les espaces qui leur sont réservés. Pour toutes insertion publicitaire initié par le journaliste, la radio lui versera un pourcentage de 30%», peut-on lire dans le document, en son article 3 alinéa 1et 3.Traduction pour qu'un journaliste puisse avoir sa pitance, il a intérêt à se cravacher dure a faire rentrer des sous dans la caisse de la radio. Exit le service commercial.

     

     

    Skyone

     

     La radio du ciel unique jouit d'un privilège qu'elle a bénéficié suite a l'émission a succès « Le tribunal » présenté a une certaine époque par Duval Lebel Ebalé. « Surface de vérité » la grande héritière a maintenu le cap à une moindre mesure. Un programme de prime time qui permet à la radio de calafatas de s'en tirer avec une recette de 10 a 20 millions par mois. Une somme suffisante qui peut palier au besoin urgent à l'occurrence les salaires. Malheureusement cette relative bonne santé contraste avec celle des employés de cette boite. Huit d'entre eux ont récemment fait défection pour aller chercher fortune à ROYAL FM ou leurs revenus ont été doublés pour ceux qui en avaient.

     

     

     

    T B C radio 

     

    Tome Broscasting Corporation est un pionnier dans cet univers radiophonique. Les auditeurs de la radio de Biyem-assi ont du mal à retenir les noms des vedettes de leur radio chérie. Depuis 2001 année de sa création TBC a vu défiler dans son studio plus de 150 journalistes et techniciens confondus. Une instabilité consécutive à un manque de motivation. Ici le mot salaire ne fait pas partie du vocabulaire de ceux qui y travaillent.

     

    Satellite Fm 

     

    Neuf mois d'arrières de salaires. C'est le supplice infligé au personnel de cette radio. Une situation qui contraste avec le train de vie de son propriétaire. Un milliardaire jusqu'a a la moelle épinière, Jean Pierre Amougou Belinga roule carrosse. Il  est à la tête d'un empire financier constitué des consortiums qui effectuent des marchés publics, une société de commercialisation de l'eau minérale et prochainement il va procéder à l'inauguration de son imprimerie dotée d'une rotative estimé à un milliard de nos francs. Comment comprendre que le magnat des medias s'obstine a laisser ses ouvriers de la plume dans la misère, alors que la célébration de son mariage aurait couté plus de 200 millions de nos francs.

     

    Amplitude Fm 

     

    Si Vous aspirez a être un directeur de l'information d'une radio pour un salaire de 40 mille francs CFA chaque mois, faites un tour du coté d'Elig-Essono et déposez votre dossier au groupe Alpha télé propriétaire d'Amplitude FM. Dans une interview accordée au site internet Yaoundé Infos.com Roméo Tchamaleu qui par la même occasion annonçait sa démission à ce poste, a fait cet aveu plus ou moins surprenant. Toujours dans cet entretien, l'on apprend qu'il est à la tête d'une équipe où le salaire des journalistes ne dépasse la barre de 30 000 milles francs CFA. Voila  le la triste réalité de cet organe de presse qui a pourtant caracolé tête des audiences dès la lancée de ses programmes en novembre 2011. Le  promoteur Christophe Noubissi avait alors procédé a un recrutement de rêve. Martinez Zogo, Duval Lebel Ebalé, Dominique Tita, Limi Issofa, Serge Michael et Billy Show avaient été enrôlés pour les besoins de la cause avec le bilan qu'on sait, contribuant au positionnement de la structure. Un an après, c'est la dégringolade suite aux départs en cascade de tous les journalistes et animateurs, à l'exception de Martinez Zogo. Mis en cause, le manque de vision sur le plan managérial du chef, ainsi que sa « méconnaissance » des mécanismes des sciences de la communication. Amplitude FM a subit un énième revers avec le départ en masse de toute l'équipe de son émission phare « La voix des sans voix »

     

     

    RTS et  Royal Fm les exceptions qui confirment la règle ?

     

     

    La radio de Mvog-MBi bien qu'ayant du souci en ce moment est un exemple dans une certaines mesure. D'après le témoignage des anciens pensionnaires de la chaine des majors, les salaires bien que, disproportionnés et déséquilibrés sont régulièrement payés au personnel.

    « Il est vrai que les mois d'aout et de septembre sont généralement payés en novembre mais nous sommes habitués » 

    affirme un animateur qui y travaille depuis huit ans. La radio est financée le group Siantou. Ce qui constitue un atout indéniable. Bien plus, elle est convoitée par la plupart des annonceurs sérieux de la place pour une insertion publicitaire. La RTS genre 50 a 75 millions de nos francs par mois. Confidence d'un ancien chef de Chaine de cette radio.

     

    Royal Fm

     

     est la dernière  née des radios situées sur le sol de la ville au sept collines. Baptisés par les auditeurs le « Psg des radios » à la, faveur de l'enrôlement de l'animateur le plus populaire de Yaoundé Serge Tamba. Ce dernier a signé il y a trois semaines « Zlatanique ». Le Pince Nti Jonathan a cassé sa tirelire et triplé son salaire pour bénéficier des services de « L'animateur du Graal». Royal Fm a bénéficié de l'arrivée en masse de toute l'équipe de la « voix des sans voix » d'Amplitude Fm. Coté rédaction dirigé par Dimitri Amba (transfuge de skyone), on y retrouve des noms qui ont fait leur preuve tel que Bernard Atangana, Bertrand Owona, Jean Pierre Amana et Armand Roger Tepono.

     

    HUGO BOSSOKEN

     

    ASSISES INTERNATIONALES DE L'ÉDITION INDÉPENDANTE : ATELIER 6 / DIFFUSION DES OUVRAGES DE SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

     

    Diffusion des ouvrages de sciences humaines et sociales : quelles stratégies innovantes pour tirer son épingle du jeu ? Du 13 au 15 octobre 2013, en marge de la Foire du livre de Francfort (Allemagne)octobre 2013 - projets culturels www.alliance-editeurs.o...diffusion-des-ouvrages-

    Pour les éditeurs indépendants, la diffusion et la distribution des livres "difficiles" que sont les ouvrages de sciences humaines s'avèrent la plupart du temps problématiques. Ces ouvrages ont en effet souvent du mal à trouver leurs lecteurs dans des marchés du livre marqués par la surproduction éditoriale, une très forte concentration des entreprises d'édition, des points de vente et des structures de distribution. Face à une multitude de canaux de diffusion, comment valoriser une production en marge du "mainstream" ?

     

    Pour tirer leur épingle du jeu, certains éditeurs mettent en place des stratégies originales pour distribuer et promouvoir leurs ouvrages en associant des acteurs associatifs, de nouveaux acteurs numériques ou en mettant en place des partenariats avec des universités. Ces initiatives isolées restent cependant peu connues de la plupart des éditeurs. C'est pourquoi, dans l'esprit de solidarité qui anime l'Alliance, des éditeurs ont voulu partager leurs expériences et leur savoir-faire en abordant ces questions au cours d'un atelier qui pourrait se tenir en marge de la Foire du livre de Francfort en 2013 - lieu stratégique et symbolique pour les éditeurs.

    Dans l'optique de favoriser une meilleure circulation des textes de sciences humaines et sociales, une foire aux projets sera également organisée afin de faire naître des projets de traduction et de coédition entre éditeurs de l'Alliance. Certains de ces projets pourront ensuite être soutenus financièrement par l'Alliance.

    Cet atelier est organisé en partenariat avec la Foire du livre de Francfort, et avec le soutien de la Fondation de France, du Centre national du livre et du Goethe-Institut en Afrique du Sud.


    source : Alliance Internationale des Editeurs Indépendants

     

     

    Lire le programme de l'atelier sur la diffusion des sciences humaines et sociales 

    Le programme complet des Assises Internationales de l'Edition Indépendante [ici]

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    Achille Carlos Zango raconte les douleurs du peuple !

    Écrit par  |  mardi, 16 juillet 2013 15:44  |  Publié dans Arts & Culture

    Achille Carlos ZANGO, Tu diras ces douleurs, Paris, éd l’Harmattan/Cameroun, 2012, 117 pages.

     

    « Quand j’ai commencé à écrire des histoires, je trouvais cela amusant. Une bonne gymnastique pour l’esprit. Quel âge avais-je encore? Je ne m’en souviens plus, c’était il y a longtemps, dix ans ? Quinze ans ou plus ? Les dates précises ne serviront sans doute à rien… » C’est en ces termes qui trahissent une attirance ludique pour l’art scriptural qu’Achille Carlos Zango introduit son premier recueil de nouvelles, mais au-delà du plaisir d’écrire, réside le poids de la responsabilité de l’écrivain face aux drames existentiels dans une Afrique meurtrie, spoliée, enlisée dans les maux les plus divers. 

    Tu diras ces douleurs est un recueil de huit nouvelles qui se déploient sur un total de 117 pages. L’auteur tente dans un style où se mêlent tour à tour le lyrique, le pathétique et même le tragique de faire une autopsie des plaies qui mettent à mal un continent pourtant nantie des richesses les plus prestigieuses : l’Afrique. Sa thérapie passe inévitablement par l’écriture qui semble t-il est une prédestination pour tous ceux qui voient le jour en Afrique, comme essaie de nous en convaincre l’écrivain des douleurs par ces aveux : « j’imagine mal un homme né sur ces terres hideuses du Mouranec, un Africain en général, ne sentant pas de temps en temps une envie pressente d’écrire avec toutes ces histoires rocambolesques qui se déroulent dans ce continent nuit et jour » (p10).

    Le texte ouvroir de ce recueil : « Qui dira ces douleurs ? » a l’ambition de définir la stature et de préciser les missions de celui qui aura la lourde responsabilité de porter la voix des « sans-voix ». L’inquiétude qui transparait de cette interrogation de l’écrivain présage de la lourdeur des responsabilités à lui destiné : « pourquoi moi et pas un autre ? » La réponse est sans équivoque : « Qui dira ces douleurs si ce n’est toi ? Que tu le veuilles ou non, tu le feras! ». Deux centres d’intérêt apparaissent en toile de fond de l’écriture d’Achille Carlos Zango et motivent la lecture de Tu diras ces douleurs : Inquiéter les consciences par la dénonciation des maux et représenter l’écrivain au travail.

    La désillusion des planteurs de caféier face à l’amoindrissement du prix du kilogramme sur le marché alors que paradoxalement les prix des engrais flambent, plonge la jeunesse de Manyi dans la misère et les obligent à aller chercher fortune dans d’autres contrées. C’est l’aventure ambigüe que le vieux Koum et une bande de congénères vont vivre « de l’autre coté de la mer » et un prétexte pour l’auteur de fustiger la caféiculture, culture inadaptée aux besoins des populations locales.

    « L’aube de la déchéance » s’illustre comme le tableau représentatif des vices les plus ignobles tels que : Alcoolisme, corruption, infidélité, irresponsabilité, abus d’autorité… Cette histoire se lit à travers l’innocence de la jeune Mia qui assiste impuissante à la décrépitude de sa famille. L’étudiant révolté Louis Marcel nous entraine au cœur d’une grève organisée à l’université d’Osa dans « Quand notre terre pleure ». Il donne ainsi l’occasion à l’auteur de mettre les pleins phares sur un système éducatif en crise.

    Le conflit interculturel est au centre de la nouvelle « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » qui interroge la coprésence entre tradition et modernité. Finalement le jeune successeur ne trouvera la paix qu’en acceptant d’honorer les mânes et de perpétuer le culte des ancêtres. Zango profite de cette brèche ouverte pour valoriser les essences de la culture africaines et promouvoir la diversité culturelle.

    La honte de ne pouvoir être utile ni à sa famille, ni à son pays, pousse un jeune intellectuel bardé de diplôme au suicide, dans une société qui ne reconnait pas le mérite. Avant de se noyer dans le lac indifférent du Mpoudi, le héro tragique de Zango incite les consciences sur l’inadéquation étude /emploi dans une Afrique où le système éducatif calqué sur l’occident ne cadre guère avec les réalités locales et constitue un frein pour le développement, c’est du moins ce que présage « Les cloches du destin ».

    Les deux dernières nouvelles : « L’avenir enterré » et « Tam-tam » interpellent les jeunes filles sur les pièges de la vie et les paradis artificiels. L’écrivain en profite pour dénoncer les violences faites aux femmes et met à découvert les tendances sectaires et leur comportement contre nature.

    Au vue de ce qui précède, Achille Carlos Zango remplie bien son rôle d’inquiéteur de conscience par son aptitude à porter aux yeux du monde les douleurs de l’Afrique. Cependant cette œuvre brille aussi par sa capacité à montrer par une sorte de mise en abîme les difficultés de l’écrivain au travail. Cette façon de textualiser le personnage-écrivain permet à l’écrivain hors-texte de représenter le processus de création de son œuvre, ce qui donne à coup sûr une profondeur nouvelle à l’œuvre littéraire et permet la légitimation du travail de l’écrivain.

     

     

                                                                         Alain Ndassi Penka



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    L’aspiration au développement

    L’homme en tant que potentialité est une possibilité, c’est-à-dire un projet de vie en voie de se réaliser. Le manque consiste en cette absence de réalisation. Or, le processus qui amène à se déployer pour parvenir à un devenir rêvé et combler ainsi son manque, c’est le développement Chaque citoyen du monde est, de ce point de vue, appelé à se réaliser et réaliser son environnement, local, national et international, donnant ainsi sens à la vie, à sa vie. Cet appel injonctif s’adresse davantage à ceux qui sont encore dans un environnement dont l’embrouillamini structurel et infrastructurel contraste avec un monde en pleine mutation scientifique, technologique et culturelle... Lire la suite


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